AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 (supermarket flower)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: (supermarket flower)   Ven 3 Mar - 14:54


Emily-Jean dite « Tulipe » Stecker
Cailin russo | wolf | instacat.
âge/lieu de naissance : vingt quatre l'addition de deux douze , une date mensuelle, elle a beau chercher, Emily-Jean, vingt quatre n'est pour elle qu'un chiffre effroyablement banal qui s'évaporera en automne pour laisser place à un autre. De toute façon, elle n'a pas l'âme d'une poétesse. Sachez simplement, que dans la nuit du six au sept septembre , Jacqueline Barnard expulsa le bout de chair cyanosé, le cordon enroulé autour du cou; un bijou ultra glamour qui valut à la petite Emily-Jean un séjour en couveuse. La survie est congénitale, chez elle. N'en doutez surtout pas. origines : elle vient de cet état qui sent le talc, la naphtaline et la sauce barbecue, à la limite du midwest et du sud profond. Emily-Jean est la récolte d'une semaison ratée , quelque part dans les chiottes dégueulasses d'un bar d'autoroute, entre le comté de Boyd et celui d'Hardin. Tout ce qu'elle sait, c'est que mama n'a jamais été capable de prendre racines et que la petite plante qu'elle se trimballait a fini par en suivre les traces. Emily-Jean, elle est devenue Tulipe à douze ans sur une départementale et depuis, elle se construit une vie en fil de bobard. On s'accordera à dire qu'elle est d'ici et d'ailleurs, à travers les quarante huit états. emploi : un matin, sur une bretelle de l'interstate 405, pas loin de Los Angeles; elle déclara à sa mère que son enfance chaotique devait prendre fin, elle avait réussi, allez donc savoir par quelle opération divine, par avoir un semblant de scolarité. Tout au long des arnaques qu'elle avait déjà monté en duo, la désillusionnée Emily s'était construit des rêves d'études supérieures. La discussion devint vive et ce sont les vérités cruelles qui remplacèrent bien vite les bonnes intentions. Comme sa mère l'avait prédit, la marginale ne tint pas deux semaines au milieu des jeunes normaux et quitta les bancs d'université, essuyant un énième revers. Elle reprit ses petites combines, seule, cette fois-ci. Et si elle n'a pas le quotient intellectuel de Sharon Stone, les quelques neurones qu'elle possède l'aident à mener à terme les petites missions de truanderie qu'elle enchaine, elle excelle dans l'art de la manipulation. Au fond, ce n'est qu'une survivante et ceux qui diront le contraire n'auront pas réussi à percer les couches d'une protection en titane placée là au fil du temps. situation amoureuse : chaque séjour allonge davantage la liste; des pigeons, des cibles, appelez ça comme vous voulez, pour elle, il n'est que rarement question de sentiments nobles, de la merde de son humble avis. L'amour, c'est harassant , contraignant et salement dépeint par ceux qui parlent de "tomber amoureux", de "se faire atteindre par une flèche de cupidon", de "se faire frapper par la foudre", dans tout ça, ce qu'elle retient, c'est que ça fait mal. Et ça, ça réussit à la dissuader de se faire prendre au piège.famille le concept de famille est pour elle surfait. Elle ne sait pas d'où elle vient et , la seule personne qu'elle puisse considérer comme une mère se balade elle ne sait où. Emily-Jean, c'est le personnage d'un roman d'aventure qui se dévoile au fil des pages, qui tisse et qui arrache. Récemment, elle s'est improvisée accointance d'un certain Troy Messick, pour le pognon, bien sûr, pour quoi d'autre sinon ? caractère Tulipe, c'est le cliché ambulant de l'arnaqueuse qui possède le bon fond, avec les scrupules par lesquels il s'exprime. Elle le sait et c'est peut-être pour ça qu'elle plie ses arnaques le plus rapidement possible, avant de se retrouver enlisée jusqu'au cul. Mama dit toujours qu'il vaut mieux ne pas trop s'attarder et elle répète souvent que le diable se trouve dans les détails. Tulipe enjôle, elle projette des étoiles et s'enfuit avec, au moindre pépin. C'est une menteuse, une garce et même une pute parfois, autant appeler un chat, un chat. Elle est consciencieuse et différente en fonction des rôles qu'elle veut bien jouer, alors autant le savoir tout de suite, elle ne sera pas pareille avec vous qu'avec un autre. Elle appelle ça, sa stratégie d'adaptation où seule la loi du plus malin règne.




(1) Sans préambule ni préliminaire, la Emily-Jean adolescente perdit sa virginité dans la chambre vétuste , à la moquette sale, d'un hotel La Quinsta, à deux kilomètres du nouveau Mexique. Il s'appelait Paolo, dirigeait un empire de bombonnes d'eau pour les fontaines ingénieusement baptisé "Water" et avait vingt ans de plus qu'elle. Son premier grand coup, sans mauvais jeu de mots. Elle a filé avec plus de dix mille de dollars de cash et une Cadillac qu'elle s'est empressée de revendre en pièces détachées   (2) Elle adore les chiffres, lorsqu'ils sont en sa faveur; compter les billets, lécher son doigt et se dire qu'elle a assez de fric pour "ne pas s'en faire". Elle connait le prix des bonnes choses mais surtout celui de la vie, à la décimale près. (3) Tulipe, elle squatte toujours la dernière rangée de bancs dans les églises (à bonne distance des fervents adorateurs). Surtout pour le côté communautaire, la spiritualité a beau la fasciner, c'est pas demain la veille qu'elle commencera à prier. S'il faut se mettre à genoux, ce ne sera certainement pas pour ça.  (4) La dernière fois qu'elle a eu sa mère au téléphone, elle s'est faite la promesse de ne plus s'embêter à acheter  une autre carte prépayée. Les divergences augmentent entre les deux femmes et le fossé , quant à lui, se creuse davantage pour les séparer de manière quasi définitive. Pourtant, elle l'aime sa nymphomane de mère, c'est elle qui lui a tout appris (5) Maintenant, ça ne se voit plus trop sur son faciès mais Emily-Jean n'a pas toujours été cette liane sûre d'elle qui se pavane avec facilité, d'un air bohème. C'était une petite fille peu prolixe, renfermée avec des ambitions qui , à cette époque déjà, lui paraissaient hors de portée. Finalement, quand elle y pense, rien n'a réellement changé depuis. (6) Montana, c'était pour sentir à plein poumons l'odeur d'absolu qu'elle recherchait depuis la première fois qu'elle avait quitté son patelin pourri. Un vague retour aux sources. C'était le hasard. Jusqu'à ce que ça ne le soit plus. Tout cela à cause de son avidité et de sa curiosité piquée par ce joueur de hockey de pacotille. (7) Officiellement, elle a bien étudié le zygoto, fait ses devoirs correctement. Inventant un lien de parenté et une histoire farfelue racontée avec des larmes de crocodiles. Avec sa bouille d'ange et ses petites mignardises, c'était joué d'avance. Gagné, qu'elle a pensé au moment où le baraqué lui a ouvert la porte, ne se doutant pas une seule seconde qu'il invitait la ruine à dormir dans ses draps. Home sweet home. (8.) Elle dresse souvent LA liste. Celle de tout ce qu'elle compte accomplir ou posséder dans la vie. Elle change au gré de ses voyages, des emmerdes vécues, des envies. Aussi insaisissable que celle qui tient le stylo.(9) Elle parle couramment l'espagnol et le sarcasme. Pour ceux qui se le demandent, ça peut s'apprendre quand on traine dans les night clubs avant d'avoir atteint l'âge légal (10) Elle adore les stations service, elles symbolisent un pan entier de son existence.
story of my life




Jusqu’à la veille, Emily  était en pause ; elle puisait l’argent de ses réserves parce qu’elle savait que quelque part, à New York, un compte chez Goldman Sachs  renfermait des milliers de billets verts. C’était son assurance qui sommeillait là. Enfin. Jusqu’à ce qu’elle aille au distributeur pour retirer un peu de fric pour se payer la chambre au standing irréprochable du motel nommé « El Eldorado » ; où les draps avaient la douceur rapante du lin et la propreté d’une benne. Lorsque l’automate avala sa carte, refusant de la lui rendre, elle comprit. Jackie était passée par là, elle avait siphonné jusqu’au dernier penny qu’elle possédait pour la laisser, officiellement, sans le moindre sou. Emily avait observé quelques minutes de silence, le sang battant aux tempes mais surtout aux tympans, brouillant tout autre son que celui de son cœur qui menaçait de stopper toute activité. Un passant lui avait adressé, concerné, un « Vous allez bien madame ? » - ahurie, elle n’avait même pas pris la peine de le reprendre, après tout, elle n’avait encore rien d’une madame, ni l’embonpoint, ni la marmaille (ni même une addiction aux benzodiazépines). Elle s’était contentée de hocher la tête, passant une main tremblante dans ses cheveux, disciplinant les mèches soulevées par le vent. Cette remarque avait failli la faire chialer, tout le monde était si gentil dans ce trou paumé que ça en devenait, si ça n’était  pas « pathétique », assez « touchant ». Elle avait compté jusqu’à trois, en fait, non, elle avait compté jusqu’à sept et pris une profonde inspiration. Lorsque ce fut chose faite, elle avait remarqué que rien n’avait changé, le décor était toujours le même. Elle était toujours irréfutablement fauchée et bel et bien dans la merde. Alors, elle fit en sorte d’étudier toutes les options qui s’offraient à elle, elle avait depuis longtemps écarté la possibilité de se trémousser autour d’une barre ( elle avait encore un minimum de classe) ; google l’éclaira un peu plus et pointa même sa prochaine cible (décidément, ces moteurs de recherches servaient à bien des choses). Elle passa toute une soirée à chercher un maximum d’informations concernant la starlette locale, et passa, le lendemain, un coup de fil à Phil Tesco, détective de profession qui se faisait de la pèze supplémentaire en aidant les petits escrocs qui pullulaient çà et là. En deux jours, elle avait rassemblé assez d’informations pour monter sa petite affaire et taper l'incruste dans la vie du ce Troy machinchouette qui évoluait au poste d'ailier dans une équipe de hockey. Les sportifs étaient les plus facile à embobiner, la plupart se tapait une cervelle dans les biceps ou sous ceinture. (...) Ce soir là, elle s'était légèrement ébouriffée les cheveux et avait fait en sorte que le mascara appliqué sur ses longs cils soit tout sauf waterproof, si elle avait l'intention de vendre son histoire de fille du mari de la grande tante, celui atteint d'un cancer et qui venait de la foutre à la porte, il fallait que ce fichu rimmel coule et lui file une belle tronche de raton laveur. C'était comme si elle avait reçu une bénédiction divine, il s'était mis à pleuvoir et le temps qu'elle atteigne le paillasson ; elle était trempée jusqu'aux os. « Je sais que cette histoire peut te paraître tirée par les cheveux, Troy...seulement, crois-moi, si ça ne tenait qu’à moi, tu serais bien la dernière personne que je viendrais enquiquiner ; je n’ai vraiment nulle part où aller » - elle avait eu le temps de parfaire son jeu d'actrice, quelques sanglots plus tard, elle squattait le lit, reléguant le propriétaire des lieux sur le canapé. Ce qui ne devait être qu'une question de jours est devenu une question de semaines. Elle laisse constamment trainer son lisseur, ses vernis, elle finit toute l'eau chaude au grand dam d'un Troy, démuni.


pseudo/prénom :zane, suz. âge : xx région : république démocratique de france commentaires : wtvs, chou    
Revenir en haut Aller en bas
my dick is my best friend
avatar


Messages : 3593
Pseudo : Passenger/Pauline.
Id Card : Andrew Lincoln (hepburns+tumblr)
Age : 43 years
Job : Médecin généraliste
Imprévu : Tu as attrapé la grippe.

(COUNTRY NATION)
♪ Friendships:
MessageSujet: Re: (supermarket flower)   Ven 3 Mar - 15:06

Bienvenue parmi nous I love you

_________________
touch of my hand.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: (supermarket flower)   Ven 3 Mar - 15:13

Bienvenue parmi nous I love you
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Messages : 256
Pseudo : zen
Id Card : jenna coleman @zenlaneuniverse
Age : 32 ans
Job : architecte
Imprévu : Tes médicaments peuvent t'endormir.

(COUNTRY NATION)
♪ Friendships:
MessageSujet: Re: (supermarket flower)   Ven 3 Mar - 15:36

Bienvenue Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Messages : 1421
Pseudo : K.
Id Card : Nico Tortorella + avengedinchains
Age : 28 ans
Job : Photographe
Imprévu : On t'a offert un beau contrat hors de la ville.

(COUNTRY NATION)
♪ Friendships:
MessageSujet: Re: (supermarket flower)   Ven 3 Mar - 15:43

Bienvenue parmi nous.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Messages : 145
Pseudo : Roro'
Id Card : Tyler Seguin + LilacSky
Age : 28 y.o.
Job : Left Winger (Line 3) for NHL Colorado Avalanche
Imprévu : Tu as perdu ton porte feuille.

(COUNTRY NATION)
♪ Friendships:
MessageSujet: Re: (supermarket flower)   Ven 3 Mar - 16:47

OH Myyyyyy point G*sssh.

Dans quoi j'ai fourré Troy moi C'est encore pire que la plus calamiteuse histoire que j'aurais pu imaginer. Mais avant tout, merci à toi de faire encore mieux que les prémices auxquelles j'aurais pu m'attendre

par contre :
Tulipe a écrit:
prépare vite la chambre d'amis , je préviens, j'veux du coton égyptien
Faudra juste te faire à l'appartement qui n'est pas une villa et qui ne dispose que d'un lit dans la chambre et d'un canapé dans la pièce de séjour

Si quelqu'un passe te dire qu'il faut attendre ma validation pour toi commencer continuer tes magouilles et que je suis temporairement absent tu pourras leur dire que t'as déjà mon accord

Je tente de me préparer psychologiquement d'ici la suite
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Messages : 1155
Pseudo : Susy
Id Card : Elizabeth Olsen + Maleficient (Signa: Solosland)
Age : 28 ans.
Job : Vétérinaire de la réserve naturelle de Montana.
Imprévu : Tu as trouvé un bison mourant.

(COUNTRY NATION)
♪ Friendships:
MessageSujet: Re: (supermarket flower)   Ven 3 Mar - 17:48

Bienvenue sur le forum Pauvre petit Troy

_________________
+ Les commencements ont des charmes inexprimables +
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: (supermarket flower)   Ven 3 Mar - 18:21

merci pour cet accueil vous tous, vous êtes adorables

Troy,
et ? Prépare alors le lit tout court, tu vas crécher dans le séjour, mon grand
(il me reste ma petite anecdote, surement l'arrivée et je pense que j'aurais fini)
Revenir en haut Aller en bas
my dick is my best friend
avatar


Messages : 3593
Pseudo : Passenger/Pauline.
Id Card : Andrew Lincoln (hepburns+tumblr)
Age : 43 years
Job : Médecin généraliste
Imprévu : Tu as attrapé la grippe.

(COUNTRY NATION)
♪ Friendships:
MessageSujet: Re: (supermarket flower)   Ven 3 Mar - 20:14

Fiche validée

_________________
touch of my hand.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: (supermarket flower)   

Revenir en haut Aller en bas
 
(supermarket flower)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Jade - The little flower is lost in this big world
» Like a flower [Daniel]
» A little flower is growing up in my garden | Alix
» But, but, what do I see? A flower! [Mission du Hasard...]
» Le p'tit jardin d'Edward W. Flower ∼

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
JUMP THEN FALL. :: (cowboy or indian) :: - sticks and stones - :: validées-
Pré-liens libres
Voici quelques liens très recherchés par les membres actifs du forum. Ils sont super intéressants et vous ferez des heureux.